La rentrée scolaire est souvent synonyme de bonnes résolutions et parmi elles, le souhait de nombreux parents de poser un cadre propice aux études. Horaires, repas, télé … mais aussi jeux vidéos, MSN, facebook et autres ! Mais comment s'y prendre pour faire entendre raison à son ado, connecté des heures entières à ses " amis " ou " avatars " ? Le Dr Bénédicte Weltman-Delmas, médecin référent de la consultation d'addictologie du centre hospitalier de Perpignan, nous livre quelques repères.
>> En préalable, peut-on mettre dans le même sac jeux vidéos, jeux en ligne et réseaux sociaux ?
B. WD : Le plus souvent, ce qui inquiète les parents, c'est leur difficulté à appréhender la dangerosité potentielle de ces jeux et outils de communication ainsi que leur usage intensif. Tout d'abord, il faut se garder de les diaboliser. Beaucoup d'entre eux peuvent avoir des fonctions positives auprès des adolescents: l'adolescent maîtrise le jeu alors que le reste lui échappe ; il canalise ses angoisses; il éprouve du plaisir (compétition et esthétique) et il communique et se socialise (les rencontres sous couvert d'anonymat peuvent fournir un cadre protecteur). Ces supports permettent l'expression symbolique de l'agressivité et proposent des rites initiatiques. Chez certains, cela peut être une aide pour fuir un événement douloureux. Cependant, il est vrai que tous ces jeux n'ont pas le même pouvoir addictif, selon qu'ils soient on line ou off line, qu'ils développent des stratégies de renforcement (points de vie, armes, bonus) ou non. World of Warcraft est un jeu connu pour son caractère addictif. Appartenant à la catégorie des jeux de rôle en ligne massivement multijoueur (aussi désigné par le sigle anglais MMORPG), il permet à un grand nombre de personnes d'interagir simultanément dans un monde virtuel, grâce à leur avatar. Mais là aussi, les avatars peuvent avoir un rôle positif dans la construction de l'adolescent qui va mettre en scène ses conflits conscients ou inconscients avec ses proches, ainsi que les histoires d'amour dont ils rêvent.
>> A quel moment peut-on parler d'addiction alors ?
B. WD : L'addiction signifie la dépendance. C'est à dire que l'adolescent joue sans s‘arrêter. Il délaisse ses autres activités, jusqu'à ses besoins vitaux, pour le jeu. Ce que les jeunes qualifient entre eux de " no life ", démontrant par là leur sens critique. Plus son avatar prend de la puissance, moins l'adolescent tient compte de son corps, comme s'il n'y avait plus de contraintes corporelles. Cela peut s'associer à une angoisse de mort quand on lui demande d'arrêter l'ordinateur. Avoir un écran connecté, c'est ne jamais être abandonné. L'adolescent cherche à maintenir une activité fantasmatique où il se sent tout puissant et où des choses merveilleuses peuvent être accomplies. Mais comme le souligne le Dr Serge Tisseron, psychiatre, psychanalyste, directeur de recherche à l'université Paris X, il n'y a pas beaucoup d'adolescents dépendants au sens d' "addict ". Sans nier le phénomène, il préfère utiliser le terme de "jeu excessif " (au sens de l'abus) pour les adolescents et réserver celui d' "addict " pour les adultes.
>> Quelle aide pouvez-vous proposer aux adolescents ?
B. WD : L'équipe du service d'addictologie, composée de médecin, psychologue, infirmiers, assistante sociale accueille, accueille tous les adolescents de plus de 16 ans pour une évaluation ou un suivi. Les parents qui s'inquiètent du comportement de leurs enfants peuvent également solliciter l'équipe pour un avis. Supprimer l'outil ordinateur n'est pas nécessairement une solution. Actuellement, un jeune qui n'a pas accès à l'ordinateur n'est pas préparé à l'avenir. C'est la raison pour laquelle il est intéressant de réfléchir avec l'adolescent et son entourage sur l'utilisation du jeu. Quels jeux ? Quels bénéfices et plaisir pour l'enfant ? Quel cadre déjà posé ou à poser ? Pour les parents, voir l'adolescent enfermé dans sa chambre avec son ordinateur est moins anxiogène qu'un adolescent qui sort. Cela peut même favoriser une tolérance chez certains parents par rapport à ce comportement. Comme pour toutes les autres activités de l'enfant, c'est bien de s'intéresser au jeu qu'il a choisi, de lui demander de l'expliquer… et de réguler l'usage.
>> Les parents ont souvent peur de mal faire. Que leur conseillez-vous ?
B. WD : - Rester vigilants. Si l'adolescent semble un joueur excessif , ne pas l'enfermer dans les termes d'addiction et de dépendance. L'adolescence est une période privilégiée avec une grande plasticité, c'est à dire que les changements de comportements peuvent être très rapides. - Le jeu vidéo excessif à l'adolescence est le plus souvent la manifestation de la crise d'adolescence. Il ne s'agit donc pas de guérir la crise d'adolescence, mais de l'accompagner. - Apprécier la gravité qui ne se mesure pas qu'au temps passé. Les signes d'alerte sont aussi la baisse des résultats scolaires, la réduction des autres activités (sportives en particulier), la tendance à l'isolement (appauvrissement du réseau relationnel) et l'usage régulier de tabac, café, voire cannabis. - Cadrer : les parents peuvent proposer des programmes de réduction d'usage (en lien ou non avec des soignants) ; cela peut être couper l'accès à internet à partir d'une certaine heure (23h par exemple) Au quotidien , ce sont les parents qui doivent être le plus possible garants de cette application.. Faire respecter la signalétique PEGI (Pan European Game Information) http://www.pegi.info/fr/index/id/517 qui attribue à chaque jeu une tranche d'âge spécifique. - En cas de difficulté, ne pas hésiter à proposer un entretien d'évaluation ou une consultation
CONTACTS Service d'addictologie du Centre Hospitalier de Perpignan Prise de rendez-vous du lundi au vendredi de 9H à 12H Tel / 0468616546 addictologie@ch-perpignan.fr
Le service d'orthopédie et traumatologie : 2010, l'année du mouvement
Le service d'orthopédie et traumatologie : 2010, l'année du mouvement
En pleine restructuration, le service a bénéficié du déménagement dans le nouvel hôpital et d'un plateau technique très performant.
L'attrait exercé par cette nouvelle structure a permis de recruter trois nouveaux praticiens et de renforcer l'équipe qui comprend actuellement cinq temps plein , une assistante et un temps partiel.
> La chirurgie du membre supérieur et du membre inférieur Cette répartition de l'activité au sein de la spécialité (membre supérieur, membre inférieur, main , pied , arthroscopie) permet d'avoir dans chaque secteur, deux ou trois praticiens, et d'offrir des consultations spécifiques en orthopédie et traumatologie. Les interventions lourdes de reprises peuvent ainsi être réalisées en équipe (binômes) avec gain de temps et une qualité d'intervention accrue . L'équipe dispose ainsi de deux praticiens référents en chirurgie de la main et de deux autres titulaires d'un Diplôme Universitaire de chirurgie de la main et du membre supérieur ce qui permet de faire face aux urgences main en complémentarité avec la CMC et d'envisager un partenariat dans le cadre d'un GCS (Groupement de Coopération Sanitaire).
> La chirurgie endoscopique La chirurgie endoscopique (arthroscopie) est en phase de développement conséquent, confortée par l'arrivée d'un confrère nancéen et strasbourgeois de formation, ce qui porte à deux référents en chirurgie du genou et de l'épaule avec une meilleure prise en charge de la traumatologie du sport.
> La chirurgie prothétique La chirurgie prothétique, tant de primo intention que de reprise, est assurée par deux praticiens venant de centres spécialisés dans la chirurgie prothétique de la hanche ainsi que des infections ostéo-articulaires, pour lesquelles une prise en charge pluri disciplinaire avec nos confrères des maladies infectieuses (SMIT, référent départemental) est effectuée.
> Développement de la chirurgie du pied Dans la mesure où il existe une complémentarité entre chirurgie de la main et du pied (ancillaire proche, intervention de courte durée, anesthésie régionale), deux praticiens souhaitent développer la chirurgie du pied, épaulés par un praticien membre de la société française de chirurgie du pied (AFCP). Cette activité répond au cahier des charges de la chirurgie ambulatoire.
> Coopération et partenariat ARTHROSE et OSTEOPOROSE sont de plus en plus fréquentes avec l'avancée en âge et vont devenir de véritables fléaux nationaux . La coopération et le partenariat avec le service de rhumatologie du CHP et avec les rhumatologues de ville semblent être essentiels dans le cadre de ces deux problèmes majeurs de santé publique. Le développement de réunions communes médico chirurgicales est à promouvoir avec peut- être, à distance l'élaboration d'un suivi des opérés par nos confrères médecins avec les grilles d'évaluation de nos sociétés savantes , pour tendre à une objectivité maximale et une meilleure analyse des résultats. Le service de rééducation fonctionnelle de l'hôpital dispose d'une infra structure bien adaptée et conséquente, ce qui permet une prise en charge rapide tant en aigu qu'en externe de nos patients. L'arrivée de nouveaux praticiens avec des techniques micro invasives ( épaule , genou et main) permet de faire évoluer et d'augmenter la coopération avec le service de réapdaptation fonctionnelle.
> Une spécialité chirurgicale en constante évolution La chirurgie orthopédique et traumatologique est une spécialité qui reconstruit afin de restituer une fonction visant à améliorer la qualité de vie et le retour à l'autonomie. Elle doit bénéficier des progrès constants de nombreuses disciplines telles que la rhumatologie, la radiologie, la neurologie, la médecine physique et rééducation, l'infectiologie etc…
Ses domaines d'application sont vastes avec entre autres la prise en charge des infections ostéo-articulaires et les problèmes tumoraux. Cette chirurgie fonctionnelle est valorisante pour le chirurgien et positive pour le patient, du fait de la qualité habituelle de ses résultats. Son but vise à fiabiliser les actes afin d'en rechercher la constante qualité et sa constante évolution en fait une spécialité chirurgicale des plus valorisante où le service rendu récompense les efforts.
Le service de Pneumologie compte d'hospitalisation traditionnelle, 1 lit pour polysomnographie et regroupe une unité de consultations d'exploration fonctionnelle et d'endoscopie bronchique, une unité d'allergologie, une unité de tabacologie, une unité de lutte antituberculeuse (C.L.A.T) et depuis mars 2010, une unité d'éducation thérapeutique de l'asthme.
Les investissements matériels importants de la part du Centre Hospitalier nous ont permis de mettre à disposition un plateau technique complet, nous permettant de réaliser des :
- endoscopies bronchiques vidéo-assistées, - explorations fonctionnelles respiratoires et étude de la diffusion du CO à travers la membrane alvéolo-capillaire, - enregistrements du sommeil à l'hôpital ainsi qu'en ambulatoire.
Notre plateau technique nous permet de réaliser dans les meilleures conditions de sécurité les désensibilisations aux allergènes, y compris aux hyménoptères. Les autres actes pratiqués sont les actes classiques de la Pneumologie :
- tests cutanés allergologiques - drainages thoraciques - ponctions pleurales - gaz du sang artériels - oxymétries nocturnes - tests de marche de 6 mn - épreuves d'effort
LE SERVICE DE PNEUMOLOGIE PREND EN CHARGE > Les bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO). L'agent principal en est le tabac ; cette population relève souvent de soins chroniques avec parfois besoin d'oxygénothérapie et/ou de ventilation non invasive. Ce type d'appareillage de ventilation s'est perfectionné ses dernières années, permettant d'améliorer la qualité de vie des patients à tendance hypercapnique (excès de gaz carbonique). Cette population relève aussi de soins aigus, liés aux exacerbations le plus souvent d'origines infectieuses. Pour améliorer la qualité de vie des patients BPCO et leur permettre de reprendre une activité physique régulière, nous sommes en partenariat avec les centres de réhabilitation respiratoire de notre région.
> L'infection pulmonaire est importante, tant par sa fréquence que par sa gravité potentielle, intéressant le plus souvent des patients affaiblis, mais des personnes sans antécédents significatifs ne sont pas épargnés. Les pneumopathies à pneumocoque sont les plus fréquentes.
> Les apnées du sommeil. Ce syndrome concerne 4 % de la population générale, 70 % de ces patients sont en surpoids ; il faut rechercher à l'interrogatoire les signes typiques tels que somnolence diurne excessive, impression de sommeil non réparateur, céphalées matinales, irritabilité car souvent les patients ne le dévoilent pas spontanément.
Penser à ce syndrome lorsqu'il existe une hypertension artérielle tenace.
En complémentarité avec l'équipe ORL, nous traitons ces patients notamment par appareillage nocturne par pression positive continue par voie nasale ou naso-buccale.
> Les cancers bronchiques concernent 30 600 patients par an en France dont 6 700 femmes ; 8 fois sur 10 la cause en est le tabac ; ils représentent 20 % de l'ensemble des cancers et sont la première cause de mortalité par cancer.
En collaboration multidisciplinaire, nous prenons en charge environ 100 patients par an. Notre service fait parti du centre de coordination en cancérologie d'ONCO PO thoracique ainsi que du groupe d'oncologie du Languedoc Roussillon (ONCO LR). Une prise en charge globale est réalisée au sein du Centre Henri Pujol avec consultations d'annonce, soutiens psychologiques, sociaux, diététiques.
Si cela s'avère utile, des soins de soutien et de la douleur sont mis en place ainsi qu'un programme de sevrage tabagique.
> bilan et traitement des pathologies : - de la plèvre - pulmonaires interstitielles - des embolies pulmonaires
> L'allergologie. Face à un patient allergique, nous réalisons un interrogatoire exhaustif, des tests cutanés, soit par prick-test, soit par patch-test afin de déterminer le ou les agents responsables. Parfois, il est nécessaire de doser dans le sang des immunoglobulines E spécifiques aux allergènes. Une fois les allergènes identifiés, nous mettons en place un programme d'éviction, un traitement de fond et si cela ne suffit pas, nous organisons alors une désensibilisation, soit par voie orale, soit par voie sous-cutanée.
EDUCATION THERAPEUTIQUE DE L'ASTHME Le constat national est éloquent : à peine 50 % des asthmatiques se traitent correctement et 1 200 décès annuels par asthme sont à déplorer, malgré un arsenal thérapeutique développé.
Ainsi, il nous a paru important de mettre en place une structure afin d'aider les patients dans la compréhension de leur pathologie et leur apporter la meilleure qualité de vie qui soit.
L'éducation thérapeutique est adaptée à chaque personne. La première étape consiste au diagnostic éducatif, suivi du contrat d'éducation et de son programme et enfin, d'une évaluation individuelle. En pratique, des séances individuelles et collectives sont réalisées les mercredis matins.
Au final, cette éducation permet au patient de : - comprendre la pathologie asthmatique - identifier ses facteurs d'exacerbation, contrôler son environnement - connaître les moyens de prévention des crises et leurs signes de gravité - maîtriser le traitement - évaluer son état - partager le vécu de la maladie et ses répercussions psycho-sociales
Toutes ces compétences acquises par le patient lui permettront de gérer sa maladie et de la maîtriser.
LA READAPTATION FONCTIONNELLE Transversalité et pluridisciplinarité pour prévenir et réduire les situations de Handicap.
La Réadaptation Fonctionnelle ou Médecine Physique et de Réadaptation est une spécialité médicale dont la première caractéristique est la transversalité. Elle ne s'adresse pas à un organe en particulier, comme la cardiologie ou la gastro-entérologie, à une maladie spécifique, comme la cancérologie, ou à un terrain donné, comme la pédiatrie ou la gériatrie, mais à tous les organes, toutes les maladies et tous les terrains, comme l'imagerie, la réanimation ou la chirurgie.
Elle intervient à tous les stades de la trajectoire de soins, de la phase aiguë où elle vise à prévenir les complications et orienter la suite de la prise en charge aux soins de longue durée, qu'ils soient ambulatoires ou institutionnels, en passant par les soins de suite et de réadaptation, qui sont son domaine privilégié.
La deuxième caractéristique de la spécialité de la Médecine Physique et de Réadaptation est sa pluridisciplinarité. En effet, elle intervient en trois temps : >> la rééducation qui vise à limiter les déficiences des fonctions organiques par diverses techniques, >> la réadaptation, qui vise à réduire les limitations d'activité par la prescription d'aides techniques, humaines, voire animalières (chiens d'assistance), >> la réinsertion socioprofessionnelle, qui vise à restaurer la participation sociale de la personne, en tenant compte des facteurs personnels et environnementaux.
Ainsi les techniques utilisées sont multiples, allant des médicaments (myorelaxants, injections de toxine botulique ou pompes à baclofène pour réduite l'hypertonie musculaire, mais aussi anticoagulants pour prévenir ou traiter les complications thrombo-emboliques de l'immobilisation), à la chirurgie du handicap, en passant par les techniques d'anesthésie-réanimation: blocs anesthésiques, nutrition entérale, ventilation assistée, etc ...
Mais, comme son nom l'indique, la Médecine Physique et de Réadaptation fait surtout appel à des techniques dites " physiques " qui sont à l'origine de l'intervention de plusieurs professions paramédicales. La plus connue est celle de masseur-kinésithérapeute. Le massage est une thérapie manuelle à visée antalgique et décontracturante, mais pas seulement; il peut intervenir dans le drainage vasculaire, comme par exemple après chirurgie du cancer du sein.
La kinésithérapie est littéralement la "thérapie par le mouvement", faisant appel à la mobilisation passive et active, la tonification musculaire, manuelle ou instrumentale. Elle s'adresse donc en priorité aux déficiences de l'appareil locomoteur et du système nerveux, à l'origine de la réduction du mouvement, mais aussi à d'autres domaines, comme la rééducation vestibulaire, cardio-respiratoire, nutritionnelle ou uro-gynécologique. Outre le massage, le masseur-kinésithérapeute dispose de techniques spécifiques, non médicamenteuses, de traitement de la douleur, comme la physiothérapie (ultrasons, ondes électromagnétiques ou électricité) et l'hydrothérapie, qui utilise les propriétés physiques de l'eau à visée antalgique et facilitatrice. Le rôle d'éducation thérapeutique est également fondamental, comme dans l'"école du dos".
Les ergothérapeutes, "soignants par l'activité" s'imposent de plus en plus comme les techniciens de la réadaptation, par leurs compétences en appareillage, aides techniques et aménagement de l'environnement, mais aussi d'éducation thérapeutique, en vue d'une meilleure adaptation aux gestes de la vie quotidienne. L'orthophoniste intervient sur les troubles du langage, le neuropsychologue, sur ceux des fonctions psycho-intellectuelles. Mais il y a bien d'autres professionnels comme les éducateurs en activité sportive adaptée, les orthoprothésistes, les pédicures podologues… Les acteurs de soins infirmiers ont également leur rôle à jouer, en particulier au sein des services de soins aigus, pour la prévention des complications liées à l'immobilité et/ou la préservation des fonctions vitales.
En parallèle des aspects purement " physiques ", les composantes psychologiques et sociales doivent être prises en compte, notamment dans la réadaptation et la réinsertion socioprofessionnelle. Le psychologue, comme l'assistant de service social font partie intégrante de l'équipe pluridisciplinaire animée et coordonnée par le Médecin Physique et de Réadaptation.
Le Service de Réadaptation Fonctionnelle du Centre Hospitalier de Perpignan s'appuie sur toutes ces compétences. Les locaux sont équipés d'un plateau technique complet, avec des installations de rééducation motrice, vestibulaire et uro-gynécologique, de balnéothérapie, d'ergothérapie et d'appareillage. Les services comme la chirurgie orthopédique et traumatologique, la neurologie ou la gériatrie disposent de salles dédiées. L'équipe de réadaptation fonctionnelle intervient dans l'ensemble de l'établissement pour prévenir et réduire les situations de handicap, préparer la sortie. Dans ce cadre, il propose des soins externes pour assurer le suivi pluridisciplinaire de patients ciblés (rachis, main et membre supérieur, neurologie…).
SECRETARIAT Prise de rendez-vous du lundi au vendredi 8H30/17H
LE DEVELOPPEMENT DURABLE A L'HOPITAL Du 1er au 7 avril, c'est la semaine du développement durable. Beaucoup d'évènements sont organisés par les collectivités locales, les universités et les associations pour sensibiliser les Français aux enjeux du développement durable et inciter chacun à adopter des comportements plus responsables. Le mot d'ordre 2010 : " Passez au durable, ça marche " … et c'est facile !
QU'EST-CE QUE LE DEVELOPPEMENT DURABLE?
Le développement durable signifie que " les besoins des générations actuelles doivent être satisfaits, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ".
ET L'HOPITAL ?
De par ses valeurs, ses missions et ses activités, l'hôpital s'engage progressivement dans une démarche globale qui vise à réduire l'impact de ses activités sur l'environnement et à améliorer la gestion de ses ressources énergétiques, de sa consommation d'eau.
Les actions mises en oeuvre par les établissements de santé sont en grande partie réglementaires, dans trois grands domaines : >>le développement des vigilances et de la sécurité sanitaire >>la gestion des déchets hospitaliers qui, depuis 1975, fait l'objet d'une réglementation très précise. Les établissements de santé doivent respecter pour les déchets d'activité de soins à risque infectieux (DASRI), à risque radioactif, à risque chimique et toxique et pour le traitement des effluents liquides. >>la politique d'achat, en favorisant l'utilisation de produits, services ou activités ayant un impact moindre sur l'environnement. Et cela concerne l'ensemble des fournisseurs, du prestataire de services aux fournisseurs de dispositifs médicaux en passant par les produits d'entretien, les ampoules et tubes électriques ou encore le papier graphique.
Fournisseur de soins, l'hôpital est un grand consommateur d'énergie mais aussi et surtout un gros producteur de déchets. Ce sont ainsi 700 000 tonnes de déchets qui sortent des hôpitaux français chaque année (déchets ménagers, déchets à risque infectieux, à risque chimique, toxique ou radioactif).
LA GESTION DES DECHETS AU CHP ?
En tant que producteur de déchets, l'établissement est responsable des déchets qu'il produit. C'est à lui d'organiser le processus d'élimination, de son tri à son traitement, tout en assurant le respect des règles d'hygiène, la sécurité du patient et du personnel, en tenant compte du coût financier.
1240 tonnes, c'est le poids des déchets produits par le centre hospitalier de Perpignan. 70 % appartient à la catégorie des ordures ménagères (840 tonnes), 30% relève des Déchets d'Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI). Le traitement de ces déchets est strictement différencié et son coût multiplié par 5 pour les déchets de soins : si le tonnage des DASRI représente 30% de la totalité des déchets, il constitue 60% de la dépense.
En constante augmentation du fait de l'utilisation de matériel à usage unique, la gestion des déchets hospitaliers est un enjeu environnemental, financier et organisationnel. La qualité du tri est donc un axe important de l'amélioration de la gestion des déchets. C'est la raison pour laquelle le centre hospitalier de Perpignan s'est dotée d'une équipe de collecte dédiée, composée de 5 agents et d'un référent technique chargé de l'information et de la sensibilisation des personnels. L'équipe de collecte intervient à la demande et dispose de locaux spécifiques à chaque étage du Nouvel Hôpital.
Autre défi, le recyclage et la valorisation du papier et emballages carton. En 2009, le dispositif de tri sélectif mis en place sur l'ensemble des secteurs administratifs a permis de valoriser 43 tonnes de papier et 124 tonnes de carton. L'ensemble du processus, de la collecte au recyclage par le prestataire de service, respecte la confidentialité des documents.
LE SERVICE DE NEUROCHIRURGIE, UN SERVICE A DIMENSION HUMAINE
LE SERVICE DE NEUROCHIRURGIE, UN SERVICE A DIMENSION HUMAINE
Comme toutes les disciplines médicales, la neurochirurgie a bénéficié des progrès technologiques des vingt dernières années. La meilleure prise en charge technique possible est évidemment primordiale mais elle ne doit pas occulter la dimension humaine de notre métier. Dans la plupart des cas, les pathologies neurochirurgicales surviennent brutalement et bouleversent l'existence des patients et de leur entourage. A la prise en charge médicale, nous associons un soutien paramédical (IDE, AS, kinésithérapeute, diététicienne), psychologique, social, de manière à minimiser les conséquences de la maladie et permettre le retour à une vie normale.
UN BLOC OPERATOIRE DE POINTE
Pour rester performant, le bloc opératoire de neurochirurgie s'est équipé des matériels de pointe permettant une prise en charge optimale des patients comme :
>> les techniques d'imagerie intégrées au bloc opératoire par plate-forme de Neuronavigation (chirurgie cérébrale) et Fluoronavigation (chirurgie rachidienne), >> le monitoring fonctionnel per opératoire (pathologie tumorale cérébrale, chirurgie fonctionnelle périphérique, en particulier dans le traitement de la spasticité), >> les techniques chirurgicales mini-invasives: vertébroplasties, ostéosynthèses et arthrodèses percutanées, vidéo endoscopie cérébrale.
UNE COOPERATION INTRA ET INTER REGIONALE
Afin d'offrir la meilleure qualité de prise en charge des cas difficiles, le service de neurochirurgie a tissé des liens avec des services référents en France. Sur le plan opératoire, nous réalisons avec les correspondants invités à Perpignan, la chirurgie de reconstruction rachidienne (Pr Person CHU Brest), d'exérèse de tumeur de la base du crâne (Pr Roche CHU Marseille), la chirurgie médullaire fonctionnelle (Pr Sindou CHU Lyon). Les patients qui ne peuvent être pris en charge à Perpignan sont adressés vers les services adaptés à leur traitement (radiochirurgie, chirurgie cérébrale en condition éveillée).
LE SERVICE D'HOSPITALISATION
Doté de 23 lits d'hospitalisation traditionnelle, de 4 lits de réanimation et de 4 lits de soins intensifs, le service de neurochirurgie du Centre Hospitalier de Perpignan accueille les patients de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. La plus grande partie de l'activité du service porte sur la pathologie cérébrale tumorale et rachidienne dégénérative et sur la pathologie traumatique, vasculaire et fonctionnelle. 35% de l'activité est réalisée en urgence, avec une prise en charge rapide par le service pour éviter les transferts secondaires préjudiciables aux patients.
L'EQUIPE MEDICALE
Dr André MAILLARD Praticien hospitalier temps plein, chef de service Ancien interne des hôpitaux de Toulouse Ancien chef de clinique-assistant des hôpitaux de Toulouse Ancien chef de service de neurochirurgie du CHU de Guadeloupe
Dr Alaa RICHET Praticien hospitalier temps plein DIS neurochirurgie CHU Saint Etienne
Dr Véronique PORHIEL Praticien hospitalier temps plein Ancien interne des hôpitaux de Caen Ancien chef de clinique-assistant des hôpitaux de Caen
Dr Houman NAMAKI Praticien attaché spécialiste temps plein DIS neurochirurgie CHU Bordeaux Ancien chef de clinique associé des hôpitaux de Nantes
L'ORL, UNE OFFRE DE SOINS DIVERSIFIEE ET INNOVANTE
L'ORL, UNE OFFRE DE SOINS DIVERSIFIEE ET INNOVANTE
Une consultation de médecine générale sur sept et une sur quatre en pédiatrie concernent un problème ORL. Spécialité vaste et complexe, l'Oto-Rhino-Laryngologie traite surdités et vertiges, chirurgie plastique de la face, micro-chirurgie de l'oreille et de la surdité, pathologies des glandes salivaires, ronflements, oreilles décollées, jusqu'aux grosses exérèses carcinologique.
Doté d'un plateau technique complet et moderne de haut niveau, en explorations fonctionnelles et en endoscopie, mais surtout au bloc opératoire, ( bistouri à ultrasons, colonne vidéo HD, neuro-stimulateur, matériel complet d'endoscopie salivaire, laser CO2, et radio fréquence de dernière génération), le service ORL du Centre Hospitalier de Perpignan offre désormais une prise en charge diversifiée, bénéficiant des toutes dernières technologies, comme l'endoscopie des glandes salivaires, la chirurgie endoscopique et cœlioscopique ou la micro-chirurgie de l'oreille.
Pratiquée dans seulement neuf centres en France, l'ENDOSCOPIE DES GLANDES SALIVAIRES est une technique originale et sophistiquée qui a permis de traiter une cinquantaine de patients au Centre Hospitalier de Perpignan. Elle permet, parfois en ambulatoire, de traiter sans cicatrice, la plupart des pathologies salivaires, calculs ou sténose des glandes sous-maxillaires ou parotides, en évitant la chirurgie classique par voie externe avec une exérèse de la glande, beaucoup plus lourde et plus mutilante.
Plus fonctionnelle, moins agressive, la CHIRURGIE ENDOSCOPIQUE ET COELIOSCOPIQUE est en plein développement. Elle permet le traitement de toutes les pathologies du nez et des sinus, en évitant un abord externe. Grâce à ces techniques, les chirurgies cervicales sont réalisées à travers une incision de moins de 2 centimètres. Ainsi 10 à 15% des thyroïdes opérées dans le service le sont par voie endoscopique, avec une rançon cicatricielle minimale.
Avec l'arrivée d'un médecin otologiste et l'acquisition de matériel de pointe, un effort tout particulier a été apporté à la MICRO-CHIRURGIE DE L'OREILLE (otospongiose, otite chronique, cholestéatome…)
LA PRISE EN CHARGE DES CANCERS O.R.L
Dans le cadre de la prise en charge médicale et chirurgicale des cancers au Centre Hospitalier de Perpignan, les patients souffrant de pathologies cancéreuses ORL peuvent bénéficier des structures de soins et d'accompagnement du Centre Henri Pujol : consultation d'annonce, suivi post chirurgical et para médical, suivi social, soutien psychologique, rééducation orthophonique, consultations anti-tabac, prise en charge de la douleur et soins palliatifs, permanences associatives. Cet environnement pluridisciplinaire garantit au patient et à son entourage qualité thérapeutique et accompagnement personnalisé.
Le service ORL, c'est aussi :
> LA PRISE EN CHARGE DES RONFLEURS 45% des adultes ronflent régulièrement ou occasionnellement.. 5 à 8 % d'entre eux ont un syndrome des apnées du sommeil aux conséquences pathologiques graves. Ils sont pris en charge sur le plan diagnostique et thérapeutique en complémentarité avec le service de pneumologie. Pour les ronfleurs " simples " Il existe des traitements efficaces et peu agressifs, toujours réalisés en consultations externes, par radio-fréquence du voile et éventuellement du nez, ou en adaptant le port d'une orthèse d'avancée mandibulaire.
> LE DEPISTAGE DES SURDITES NEO-NATALES Une surdité néo-natale prise en charge et traitée avant l'âge de 9 mois sera sans conséquence majeure sur le développement intellectuel de l'enfant. Diagnostiquée plus tard, au moment de l'acquisition de la parole (18 mois a 2 ans), voire plus tard, il s'ensuit un retard et un handicap définitif. D'où l'importance du dépistage auditif de tous les nouveaux nés par la recherche des oto émissions acoustiques. Ce test réalisé systématiquement depuis 1999 au Centre Hospitalier, bien avant sa généralisation sur le plan national, a permis de changer totalement l'avenir d'une centaine d'enfants à l'échelle du département.
L'EQUIPE MEDICALE:
CHEF DE SERVICE Dr Michel PAROT PRATICIENS HOSPITALIERS Dr Jean-Michel LOPEZ Dr Norbert MAURICE PRATICIEN CONTRACTUEL Dr Nicolas GRESILLON MEDECINS ATTACHES Dr Jean-François POUJOL
LA PRISE EN CHARGE DU DIABETE Le diabète: une véritable épidémie !
Le diabète a connu ces dernières décennies une forte augmentation de sa prévalence. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a estimé à 135 millions en 1995 le nombre de patients diabétiques dans le monde et prévoit que cet effectif atteindra 299 millions en 2025. En France, selon l'étude ENTRED 2007 (échantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques), 4% de la population tous âges confondus et 13 % des plus de 65 ans sont traités pour diabète avec une augmentation annuelle de la prévalence de 5,7% .
Pour faire face cette épidémie, LE SERVICE D'ENDOCRINOLOGIE du centre hospitalier de Perpignan a développé des activités centrées
>sur le dépistage et traitement précoce des complications du diabète avec l'ouverture d'un hôpital de jour permettant la réalisation du bilan annuel sur une seule journée ; >sur le traitement des lésions du pied diabétique la mise en place d'une unité de pied diabétique d'accès rapide ; >sur l'optimisation de la prise en charge du patient diabétique de type 1 avec notamment la pose de pompes externes d'insuline ; >sur l'autonomie et l'adhésion thérapeutique avec la programmation de semaines d'éducation thérapeutique.
UNE PRISE EN CHARGE GLOBALE DU PATIENT DIABETIQUE
>> POUR UN DEPISTAGE ET UN TRAITEMENT PRECOCE DES COMPLICATIONS DU DIABETE Réalisation du Bilan Annuel de Diabète sur une journée dans le cadre d'une Hospitalisation de Jour
Encore trop de patients diabétiques ne bénéficient pas du bilan annuel indispensable au dépistage et au traitement précoce des complications du diabète. Pour faciliter la réalisation de ce bilan annuel, le service d'endocrinologie a ouvert un hôpital de jour permettant au patient de réaliser sur une journée l'ensemble de ces examens. En collaboration avec les services d'opthalmologie, de cardiologie et d'angiologie du centre hospitalier de Perpignan, les patients diabétiques suivis à l'hôpital bénéficient d'un bilan sanguin et urinaire avec mesure de la microalbuminurie puis d'un fond d'œil, d'une consultation cardiologique et d'écho-dopplers des vaisseaux du cou et des membres.
>> POUR UN DEPISTAGE ET UN TRAITEMENT PLUS PRECOCE DES LESIONS DE PIED DIABETIQUE Création d'une unité de pied diabétique d'accès rapide
Le pronostic sombre des lésions de pied chez le diabétique est bien souvent lié à une prise en charge trop tardive. Pour faciliter la prise en charge, le service d'endocrinologie a mis en place une unité de pied diabétique d'accès rapide, avec un secteur de consultations d'urgence, un secteur d'hospitalisation et des consultations de suivi jusqu'à cicatrisation complète.
- Le secteur de consultations d'urgence: Les consultations d'urgence sont ouvertes tous les jours de lundi au vendredi. Elles sont assurées par l'infirmière de consultation et une médecin. Sur appel du médecin traitant (04 68 61 62 73) le patient est pris en charge dans les 24 heures.
- Le secteur d'hospitalisation: Si le patient nécessite une hospitalisation, le patient sera pris en charge dans notre unité d'hospitalisation traditionnelle avec bilan initial le plus exhaustif possible pour apprécier la part respective de la neuropathie, de l'ischémie et de l'infection. L'hospitalisation peut se faire directement sur appel du médecin traitant si celui-ci juge nécessaire une hospitalisation d'emblée ou après la consultation d'urgence.
- Les consultations de suivi: Après l'hospitalisation initiale, le patient sera suivi régulièrement en consultation assurée par l'infirmière de consultation et un médecin du service jusqu'à cicatrisation complète.
>> POUR UNE OPTIMISATION DE LA PRISE EN CHARGE DU PATIENT DIABETIQUE DE TYPE 1 Mise en place de traitement par pompe externe d'insuline et développement des nouvelles technologies par holters glycémiques.
Le service d'endocrinologie assure l'initiation des traitements par pompe externe d'insuline chez les patients diabétiques déséquilibrés sous insulinothérapie discontinue. Après consultation médicale préalable et choix du type de pompe , le patient est vu par nos prestataires de service pour l'apprentissage au maniement technique de la pompe. Le patient est ensuite pris en charge dans le cadre d'une hospitalisation de semaine de 5 jours puis revu en consultation médicale à 1 semaine, un mois puis tous les 3 mois. Une évaluation annuelle du traitement par pompe avec reprise des principaux messages éducatifs est réalisée dans le cadre d'une HDJ. Le service met également en place des holters glycémiques de type GUARDIAN ou REAL TIME; il s'agit de capteurs mis en place dans le tissu sous cutané au niveau de l'abdomen pendant 3 jours et mesurant le glucose en temps réel dans le tissu interstitiel ; 288 mesures par jour sont ainsi effectuées 3 jours de suite permettant de dresser des courbes traduisant le profil nycthéméral du patient; ces holters glycémiques sont intéressants pour réaliser d'éventuelles modifications thérapeutiques mais également à visée éducative pour apprendre au patient à réagir en temps réel à des épisodes d'hypo ou d'hyperglycémies.
>> POUR FACILITER L'AUTONOMIE ET L'ADHESION THERAPEUTIQUE Mise ne place de semaines d'éducation thérapeutique
L'éducation thérapeutique est une priorité nationale dans le cadre de la loi Hôpital Patient Santé Territoire (HPST). Pour rendre le patient plus autonome, améliorer sa qualité de vie et faciliter l'observance thérapeutique, le service d'endocrinologie propose aux patients diabétiques des semaines éducatives en hospitalisation programmée du lundi au vendredi. Le lundi, un projet éducatif est établi pour chaque patient avec programme personnalisé et priorités d'apprentissage. Le mardi, mercredi et jeudi ont lieu des ateliers éducatifs interactifs animés par les médecins du service, les infirmières et les aides soignantes portant sur le diabète, le suivi, la diététique et la prévention des plaies de pied. Une évaluation des connaissances est faite le vendredi sous la forme d'une fiche d'évaluation remise dans le dossier de soins du patient. Un carnet de route réalisé par l'ensemble des intervenants et reprenant les principaux messages éducatifs est en cours d'impression et sera prochainement remis au patient à la sortie .
L'EQUIPE MEDICALE
Dr Muriel BENICHOU, chef de service Dr Nelly MORTINIERA, médecin attaché Dr Céline EID, medecin assistant spécialiste
Le service de cardiologie du Centre Hospitalier de Perpignan offre aux patients toutes les compétences médicales et les équipements de pointe. Il a pour mission d'investiguer et traiter les patients qui souffrent de pathologies cardiovasculaires, ischémiques, hémodynamiques et/ou rythmiques. 24 h /24, le service prend en charge tous les syndromes coronariens aigus, les urgences hémodynamiques et rythmologiques avec une équipe de médecins habitués à la prise en charge de ces pathologies.
LA PRISE EN CHARGE DE L'INFARCTUS DU MYOCARDE, GRANDE PRIORITE DU SERVICE
Grâce à l'étroite collaboration du SAMU et du SMUR, le délai de prise en charge entre le début des douleurs et la désobstruction coronarienne est le plus court possible. Hospitalisés dans l'Unité de Soins Intensifs Cardiologiques (USIC), les patients souffrant d'une pathologie cardio-vasculaire dans un état critique et exposé à un risque de mort subite sont sous surveillance monitorée. L'USIC est équipée de tout le matériel de réanimation, dont une contrepulsion pour les grandes détresses cardiaques.
LA RYTHMOLOGIE, UNE ACTIVITE EN PLEIN ESSOR
Les progrès importants effectués lors des dernières décennies dans la compréhension des troubles du rythme cardiaque ont fait évoluer la mise en œuvre de moyens diagnostiques et thérapeutiques qui nécessite une compétence particulière des cardiologues qui en ont la responsabilité.
Parmi les méthodes de traitement qui ont fait leur preuve, sont particulièrement développées: -l'ablation : processus qui permet de brûler avec des ultrasons ou par le froid (cryothérapie) certaines zones du cœur pour stopper les troubles du rythme cardiaque ; -l'implantation de stimulateurs triple chambre (OD VD VG), utilisés chez les patients en grande insuffisance cardiaque -L'implantation de défibrillateurs qui ont prouvé leur efficacité, en diminuant le risque de mort subite après un infarctus par exemple.
Actuellement, sur le département les besoins annuels sont évalués à une soixantaine de stimulateurs cardiaques (PMK multisites), une cinquantaine de Défibrillateurs Automatiques Implantables (DAI) et de 100 à 150 procédures d'ablation. Ces données, au vue de l'essor de la rythmologie et de la prise en charge des patients cardiaques, sont déjà sous estimées.
PRESENTATION DU SERVICE
Les prises en charge se réalisent dans une unité de 38 lits, dont 8 lits de soins intensifs (USIC).
Les consultations, les explorations fonctionnelles, les salles d'électrophysiologie et rythmologie interventionnelle sont regroupées au 4ème étage : -E.C.G -Holter E.C.G sur 24 H -Mesure Ambulatoire de la Pression Artérielle -Echographie cardiaque de stress -Echographie cardiaque trans-thoracique -Echographie cardiaque transoesophagienne -Epreuve d'effort sur bicyclette et tapis roulant -Recherche de potentiels tardifs par ECG moyenné -Contrôle de stimulateur et défibrillateur cardiaque.
La salle de cardiologie interventionnelle (coronarographie) est située au sein des blocs opératoires, au 1er étage. Elle est dotée d'équipements de haute technologie : contre pression aortique (aide hémodynamique), ECMO (circulation extra corporelle transportable), FFR (pression intracoronaire), ROTABLOR (fraise pour franchir les plaques calcifiées).
Le plateau technique de radiologie permet d'accéder à des technologies en pleine évolution comme l'IRM cardiaque et le coronaroscanner.
Environ 1800 patients sont hospitalisés annuellement dans le service de cardiologie.
UNE EQUIPE HYPER SPECIALISEE , OPERATIONNELLE 24H/24
> 5 cardiologues temps plein > 7 cardiologues vacataires et participant à une co-utilisation des équipements ou en Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) > Une garde senior sur place 24 h/ 24pour les urgences et le suivi et la sécurité des patients > Une astreinte de cardiologie interventionnelle > 2 postes d'interne : un spécialiste en DES de Cardiologie du CHU de Montpellier et un résident de médecine générale du CHU de Montpellier > Une équipe soignante de haute technicité, bénéficiant de formations spécifiques > Une équipe d'aide soignante dynamique et à l'écoute des patients
Secrétariat de cardiologie: 04 68 61 69 27
Le service cardiologie travaille en collaboration avec la Clinique Saint-Pierre, les centres de rééducation cardiaque La Pinède (Saint Estève) et Hélio marin (Banyuls). Les actions de prévention (tabacologie, diététique, activités physiques …) sont menées en partenariat avec les Clubs Cœur et Santé du département.
Dans certains cas, il est possible de donner ses organes après sa mort. Ainsi, les reins, le cœur, le foie, les poumons, le pancréas, l'intestin… d'une personne décédée peuvent être prélevés et greffés à une ou plusieurs personnes malades.
La greffe est un acte médical de la dernière chance : elle est envisagée quand l'état d'un malade se dégrade, et que seul le remplacement du ou des organes défaillants peut permettre son amélioration.
A l'occasion de la Journée mondiale du don d'organes et de la greffe, l'Agence de la biomédecine lance sur internet un court film d'animation sur le don d'organes, à la fois pédagogique et humoristique. " Prendre une minute pour en parler " est le titre de cette vidéo qui fait la démonstration de l'intérêt évident qu'il y a à dire à ses proches sa position sur le don d'organes, et cela en une minute… Pourquoi ? Comme l'énonce la voix complice du comédien: " Eh bien parce que si on ne leur dit rien, ils ne peuvent pas le savoir ! "
LA COORDINATION HOSPITALIERE DE PRELEVEMENTS D'ORGANES ET DE TISSUS: UNE EQUIPE DYNAMIQUE POUR REPONDRE A L'ESPOIR DE GREFFE DE CHAQUE MALADE EN ATTENTE
Le Centre Hospitalier de Perpignan s'implique fortement dans l'activité de prélèvements d'organes et de tissus, en partenariat avec toutes les équipes de soins.
Sous la responsabilité du Docteur Aline Bouju, la coordination a plusieurs missions : >> COORDONNER pour mettre en œuvre tous les moyens médicaux et logistiques, du service de soins à la sortie du bloc opératoire. La coordination est l'un des maillons de la chaîne " du prélèvement à la greffe ". >> FORMER, INFORMER ET SENSIBILISER tous les publics, notamment les collégiens et lycéens, à la prise de décision éclairée : pour ou contre le don d'organes et de tissus.
La coordination est disponible 24H/24 pour répondre aux appels des services du CHP, du Centre Hospitalier de Narbonne et aux demandes d'information intra et extra hospitalière.
Contact : Infirmiers coordinateurs Christine JOVENIN Patrick COLMAIRE Tel : 04 68 61 65 55
LE RESEAU REGIONAL RE-PRE-LAR
RE-PRE-LAR est un dispositif constitué 10 établissements organisés par grades. Ceux de grade 3(,Centres hospitaliers de Narbonne, Sète, Alès, Bagnols-sur-Cèze, Mende et la Clinique du Millénaire) recensent les morts encéphaliques et prennent en charge les familles. Ceux de grade 2 (Béziers, Carcassonne, Nîmes et Perpignan) assurent les prélèvements. Le CHRU de Montpellier, grade 1, prélève et transplante les patients en attente de greffe.
>> En 2008, 4616 personnes ont pu bénéficier en France d'une greffe, dont 174 en Languedoc Roussillon.
>> En décembre 2008, 8135 patients étaient inscrits sur liste d'attente de greffe, dont 315 en Languedoc Roussillon.
Depuis le 1er septembre, l'HAD du Centre Hospitalier de Perpignan étend sa zone d'intervention au bassin de santé de Prades. Ce développement d'activité répond à un souci d'égalité d'accès à ce mode de prise en charge pour les populations des cantons ruraux. Pierre PERUCHO, médecin coordonnateur de l'HAD fait le point après 3 ans de fonctionnement sur l'agglomération de Perpignan.
>> Le centre hospitalier a ouvert une structure d'HAD en octobre 2006 intervenant sur Perpignan et la plaine du Roussillon. Quel bilan en tirez-vous ?
La montée progressive de l'activité nous a permis d'établir un véritable partenariat avec les professionnels de santé libéraux. Car la réussite du dispositif repose avant tout sur des liens forts avec les professionnels intervenant auprès du malade. Le recours à l'ensemble des ressources et compétences professionnelles est un gage de qualité et de confiance mutuelle. Cette confiance partagée facilite le passage de relais post-hospitalier .
>> L'hospitalisation à domicile permet d'éviter un séjour à l'hôpital. Quelles conditions faut-il remplir pour bénéficier d'une HAD ?
L'hospitalisation à domicile s'adresse à des patients qui relèveraient d'une hospitalisation traditionnelle mais dont la prise en charge à domicile permet d'éviter le séjour à l'Hôpital. C'est le choix d'un environnement familier avec le niveau de qualité et de sécurité de l'Hôpital. Le patient, sur prescription médicale de son médecin traitant ou d'un médecin hospitalier, bénéficie de soins lourds coordonnés à son domicile - le domicile pouvant d'ailleurs être aussi une maison de retraite, un EHPAD ou un foyer d'hébergement. Il peut s'agir de traitements infectieux, de la prise en charge de patients atteints de cancer à tous les stades de la maladie, de pansements complexes ou encore de réadaptation à domicile après un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) par exemple ou après un séjour prolongé à l'hôpital. L'HAD n'est pas exclusivement réservée aux personnes âgées puisque d'autres organisations sont en place telles les SSIAD. La limite d'une hospitalisation à domicile reste le critère de sécurité.
>> C'est le médecin coordonnateur qui assure les contacts avec les médecins hospitaliers et libéraux. Quel rôle a-t-il dans la prise en charge des patients ?
L'HAD est une prise en charge globale du patient, tant au niveau de sa pathologie, de son degré de dépendance ou de son environnement familial. Une évaluation sociale est systématiquement réalisée pour mettre en place au domicile toutes les aides nécessaires. Le médecin coordonnateur et l'équipe hospitalière procèdent à une première évaluation de l'état du patient. Un projet de soins personnalisé est alors réalisé en concertation avec le médecin traitant du patient et transmis aux différents intervenants. C'est souligner l'importance de la coordination des différents acteurs: pour un même patient peuvent intervenir plusieurs médecins, infirmiers, aides-soignants, kinés, psychologues, assistants sociaux… Ce travail de communication important est indispensable à la transmission des informations médicales et sociales. Mais la pierre angulaire du dispositif reste le médecin traitant et aucune prise en charge en HAD ne peut être mise en œuvre sans son accord.
>> Depuis le 1er septembre, une antenne a été ouverte à Prades. Elle couvre les cantons de Prades, Vinça, Olette et Sournia (partie sud). Ces cantons ruraux ont-ils des spécificités démographiques ou médicales ?
L'HAD reste un mode d'hospitalisation de proximité qui participe à l'égalité d'accès aux soins sur un territoire. Le bassin de santé de Prades couvre des cantons ruraux, avec des villages éloignés en temps et en distance - en particulier en période hivernale – des établissements de santé. A l'isolement géographique s'ajoutent les problèmes de démographie médicale qui ne feront que s'accentuer dans l'avenir. L'aide logistique et technique que peut apporter l'équipe hospitalière aux médecins généralistes et professionnels paramédicaux améliore la qualité de la prise en charge et soulage les familles en leur évitant de nombreux déplacements. Plus qu'une alternative à l'hospitalisation traditionnelle, l'hospitalisation à domicile est une hospitalisation à part entière qui permet aux patients de bénéficier de soins lourds sur leur lieu de vie.
HAD PERPIGNAN : Tel : 04 68 61 88 45 Fax :04 68 61 77 08 secretariat.had@ch-perpignan.fr
HAD PRADES : Tel : 04 68 97 78 87 Fax : 04 68 97 78 88 had@hopital-prades.fr
Dans le cadre de la formation des professionnels de santé à la Grippe A H1N1, le Dr Hugues Aumaître, chef de service Maladies Infectieuses et Tropicales du Centre Hospitalier de Perpignan et le Dr Chantal Miquel, chef du service Hygiène Hospitalière présentent les modalités d'accueil d'un patient atteint.
GRIPPE A H1N1 SI VOUS PRESENTEZ DES SYMPTOMES GRIPPAUX, APPELEZ VOTRE MEDECIN TRAITANT. L'HOSPITALISATION N'EST PAS SYSTEMATIQUE.
Qu'est ce que la grippe ? Que sont les virus grippaux ?
La grippe est une infection respiratoire aiguë, très contagieuse, due aux virus Influenzae. Les virus grippaux se répartissent entre différents types : A, B et C. Les virus A et B sont à l'origine des épidémies saisonnières mais seul le virus A peut être responsable de pandémies. Le virus C occasionne des cas sporadiques.
Sommes-nous en présence d'une pandémie de grippe ?
Une pandémie grippale est une épidémie qui sévit au niveau d'une zone géographique très étendue, à l'occasion de l'apparition d'un nouveau sous-type de virus résultant d'une modification génétique majeure. Pour l'OMS, la pandémie correspond à la phase 6 du plan mondial de préparation à une pandémie de grippe. L'OMS est passée en phase 6 le 11 juin 2009, la France est actuellement en phase 5A).
Comment se propage la nouvelle grippe A/H1N1 ?
> par la voie aérienne, c'est-à-dire la dissémination dans l'air du virus par l'intermédiaire de la toux, de l'éternuement ou des postillons ; >par le contact rapproché avec une personne infectée par un virus respiratoire (lorsqu'on l'embrasse ou qu'on lui serre la main) ; > par le contact avec des objets touchés et donc contaminés par une personne malade (exemple : une poignée de porte).
Quels sont les symptômes de la nouvelle grippe A/H1N1 ?
Les symptômes de la nouvelle grippe A/H1N1 chez l'homme sont, dans la majeure partie des cas, les mêmes que ceux de la grippe saisonnière : fièvre supérieure à 38°, ou courbatures, ou grande fatigue notamment, et toux ou difficultés respiratoires.
Quelle est la période d'incubation de la nouvelle grippe A/H1N1 ?
La période d'incubation peut aller jusqu'à 7 jours.
Comment se protéger de la nouvelle grippe A/H1N1 ?
La transmission du virus se fait principalement par voie aérienne (par la toux, l'éternuement ou les postillons) mais peut également être manu portée (transmission par les mains et les objets touchés et donc contaminés).
Il faut donc : - éviter tout contact avec une personne malade - se laver régulièrement les mains avec du savon ou avec une solution hydroalcoolique (en vente en pharmacies et grandes surfaces). - se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier (que vous devez jeter dans une poubelle) lorsque vous toussez ou éternuez.
Quels sont les différents types de masques qui permettent de se protéger ?
Il existe deux 2 types de masques : > Le masque chirurgical est réservé aux personnes malades afin qu'elles évitent de contaminer d'autres personnes/leur entourage (lorsqu'elles toussent, éternuent…). En effet, le virus se transmet par dissémination dans l'air. Le risque de contamination existe à partir d'une proximité, en face à face, de moins d'un mètre d'une personne malade. > Le masque de protection respiratoire (masque FFP2) est réservé aux professionnels dont le rôle en situation de pandémie serait capital et qui seraient amenés à être en contact régulier et rapproché avec des malades (professionnels de santé, services de secours…). C'est un appareil de protection respiratoire jetable qui protège celui qui le porte contre l'inhalation d'agents infectieux transmissibles par voie aérienne.
Faut-il se procurer un masque ?
Compte tenu de la situation actuelle, il n'est pas nécessaire de se procurer un masque. Toute nouvelle mesure sera rendue publique par les autorités sanitaires.